Revue de presse
Les Français, agriculteurs et particuliers, friands de bio !
samedi 5 février 2011
Les agriculteurs, en 2010, se sont massivement tournés vers la bio. Nouvelles exploitations ou conversion : la bio a séduit 25 % d’agriculteurs de plus qu’en 2009. Côté consommation, en revanche, la tendance affiche une légère baisse de 3 %. Autre bémol, et de taille : les objectifs du Grenelle pour 2012, soit 6 % de la surface agricole utile dédiée à la bio, ne seront certainement pas atteints.
Plus de 4 100 nouvelles exploitations converties à l’agriculture biologique en 2010 : la bio séduit les agriculteurs. Ils sont désormais 20 600 professionnels à cultiver selon les règles de l’agriculture biologique (voir Amap : la renaissance de l’agriculture paysanne), soit une hausse de 25 % par rapport à 2009. Toutefois, la surface dédiée à ce type de culture ne croît pas beaucoup, pas assez, en tout cas, pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement pour 2012. Si, fin 2009, la surface agricole convertie à la bio ne représentait que 2,46 % des terres agricoles françaises, elle équivaut aujourd’hui à 2,9 %, soit 836 000 hectares au total. On est franchement bien loin des 6 % prévus pour 2012 ! Toutefois, comme l’indique Elisabeth Mercier, la directrice de l’Agence Bio, qui a rendu public ces chiffres, « nous espérons approcher la barre des 4 % fin 2011 ».
Fruits et légumes bio en tête
Si les Français avouent avoir ralenti leur consommation mensuelle de produits bio ; ils ne sont plus que 43 % à en consommer une fois par mois contre 46 % en 2009, ils les ont toutefois, au total, plébiscités plus qu’en 2009 (voir Bio : toujours plus de vert dans les assiettes françaises). Les ventes de produits bio ont en effet crû de 10 % en 2010, et ce, grâce aux boissons, à l’épicerie et aux produits frais. Pour un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros. Mais les ténors du secteur restent toutefois les fruits et légumes, les produits laitiers et les œufs. « Nous avons cette année 25 % de consommateurs bio qui déclarent l’être depuis moins de deux ans, notamment grâce à des produits recruteurs comme le lait. L’arrivée d’un bébé dans la famille est un facteur de consommation bio » analyse François Thiery, le président de l’Agence Bio.
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