Consommer écolo

Des vers de terre qui recyclent les déchets de cuisine

jeudi 25 mars 2010


Le lombricompostage domestique fait peu à peu de nouveaux adeptes. L’AgglO d’Orléans a demandé à vingt familles de le tester pendant un an.

Épluchure de salade, carton léger, coquilles d’œufs écrasées, capsules de café... Certains nourrissent leur chat, d’autres, leurs vers de terre... Comme dix-neuf autres familles de l’agglomération d’Orléans, Axel Rousseau a choisi d’installer, dans son appartement, un lombricomposteur, une technique qui utilise une population de vers disposés dans un récipient à plateaux pour transformer les déchets de cuisine en compost et en engrais liquide d’excellente qualité. Une expérience lancée par l’AgglO dans le cadre de son plan local de prévention des déchets.
Moins 7 % de déchets d’ici à 5 ans. C’est l’objectif que s’est fixé l’AgglO en signant, cet été, un accord cadre pour la mise en place d’un programme local de réduction des déchets. Actuellement, un habitant produit 319 kg de déchets par an, 512 kg si on prend en compte les déchetteries et les encombrants. « Un chiffre à améliorer même si on est en dessous de la moyenne nationale », explique-t-on du côté de l’AgglO.
Les quantités de déchets alimentaires qui peuvent être détournées grâce au lombricompostage sont de l’ordre de 8 à 10 kg/mois sans compter les apports recommandés en cartons. Les vers mangent entre la moitié et leur poids en déchets chaque jour. Considérant qu’un individu produit en moyenne 1 kg déchets chaque jour, et que les vers peuvent manger 40 % du contenu de la poubelle, 500 g de vers peuvent manger jusqu’à 400 g de déchets en une journée.

Source : La République du Centre - 15 mars 2010.



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